mardi 14 janvier 2014

Se construire une présence sur Google + avant qu'il ne soit trop tard

Tout le monde utilise Google. Depuis la recherche jusqu'à Google Map, de Google Earth aux Google Docs, Gmail, Gtalk puis Hangout, YouTube, Android, Google Play et le navigateur Chrome. Toute personne sur Internet a sûrement utilisé un produit Google au moins une fois dans sa vie.
Pourtant, des agences de communication, des sites webs spécialisés nouveaux médias, ou des professionnels en marketing s'obstinent à dire que Google + est un désert.

Via owlturd.com
Dans les faits, Google + possède 300 millions d'utilisateurs actifs dans le monde (chiffres datant d'Octobre), dont 5.3 millions en France, ce qui en fait la troisième plateforme sociale la plus utilisée en France après Facebook et YouTube, et devant Twitter.
Depuis quelques semaines, même si cela a été remarqué par d'autres bien avant, les professionnels des réseaux sociaux se rendent compte d'une baisse de reach sur Facebook et cherchent par tous les moyens à y faire face.
Il est donc temps de penser à une alternative : pourquoi ne pas passer sur Google + ? 
Dés les débuts de ce réseau, Google a toujours laisser sous entendre que Google + finirait par être connecté à tous ses services. Après Google Play, la recherche Google, Blogger, YouTube et enfin récemment GMail, ce n'est pas une surprise pour les personnes qui suivent de très près l'actualité de Google. Tous les services de Google seront intégrés progressivement à Google +.

Le point fort est donc Google : la recherche est désormais étroitement liée à Google +.
Quand un utilisateur cherche des informations sur Internet, il y a de fortes chances pour qu'il utilise Google. Les posts Google + étant référencés très rapidement, une personne connectée sur son compte Gmail aura en priorité des résultats qui ont été "+1" par ses contacts, et aussi les liens de posts partagés sur ce réseau social. Les résultats sont donc encore plus proches de l'information que l'on recherche, sachant qu'une personne en qui on a confiance nous recommande un résultat en particulier.
Si vous possédez une page sur Google Plus mise à jour régulièrement, vous pourrez même avoir une surprise dans les résultats de recherche :


Un encart s'affiche sur la première page à droite, avec le nom de votre page Google + et le dernier post que vous avez partagé sur celle-ci : il est donc nécessaire que vous postiez régulièrement, mais aussi que vous soyez présent pour répondre aux commentaires.

Si vous décidez de sauter le pas sur Google + : gardez bien à l'esprit que ce n'est pas un "Facebook bis."

Capture d'écran d'une question posée sur une communauté de CM
Ça y est, vous vous êtes décidé à rejoindre Google +. Vous n'y connaissez pas grand chose, et vous pensez que ça doit être la même chose que Facebook, vu que tout le monde les compare tout le temps. C'est là que vous faites erreur : Google + est un monde à part. Ici, les mauvais habitudes tels que les posts "Mettez j'aime si vous aimez les crêpes au Nutella" ne marcheront pas. Il n'y a pas de posts sponsorisés, car il n'y a pas d'edgerank. Aucun mécanisme "magique" n'existe pour rapporter des centaines de +1 ou de commentaires et de partages. Les utilisateurs choisissent ou non si ils veulent vous voir sur leur stream ou pas, et cela en 2 secondes. Ils peuvent même contrôler à quelle fréquence, ou choisir de recevoir des notifications à chacun de vos posts (sans en être forcé, comme certains marketeux font en "forçant les notifications" pour leurs posts...)

Fonction echo du comic présent dans cet article 

On entend souvent dire "oui mais j'ai déjà utilisé Google + et il y a beaucoup moins d'interactions que sur Twitter ou Facebook".
Il faut dans ce cas-là remettre en question la façon dont vous utilsez cette plateforme. Ce n'est pas un clone de Facebook. Avez-vous complété correctement votre profil ? Postez-vous régulièrement en public ? Avez-vous rajouté des personnes dans vos cercles ? (c'est à dire beaucoup plus que 50 personnes, et des membres actifs si possible). Voici d'ailleurs un cercle de francophones actifs qui pourra sûrement vous intéresser.
Peut-être est-ce la faute de Google qui n'a pas réussi à montrer clairement la façon dont fonctionne Google + dés le départ, mais cela ne sert à rien de vouloir tout faire pour que ce site ressemble à Facebook.
Une autre raison qui semble effrayer les personnes insensibles à Google + est la peur de perdre l'influence qu'elles possèdent sur les autres réseaux sociaux. Tout recommencer depuis 0 peut paraître effrayant. Mais si elle passaient la même quantité de temps sur Google + qu'elles passent sur les autres plateformes sociales, à rajouter des personnes, à poster du contenu, à interagir, à poser des questions, elle comprendraient que ce n'est pas si désert finalement et que les interactions sont parfois même beaucoup plus nombreuses sur Google + que sur n'importe quel autre réseau social. L'interaction sur Google + est primordiale : il faut y passer du temps. Du temps pour s'habituer, pour en comprendre le fonctionnement et la mentalité des personnes qui s'y trouvent. Il faut tester, partager différents types de liens, voir ce qui marche le mieux ou non. Il faut faire un effort : si vous ne le faites pas cette année, vous risquez de prendre un retard conséquent sur les autres. Et surtout pour votre marque : comment justifier aux personnes qui vous ont fait confiance, à vos employeurs, vous le "passionné des réseaux sociaux", que vous n'êtes pas sur l'une des plateformes sociale les plus utilisées au monde ?